IFES, la fondation internationale pour les systèmes électoraux et l’ONG, BEFORE, entendez (avant que la guerre n’éclate) ont réalisé en 2009 une étude portant sur les perspectives de revalorisation des forces de défense et de sécurité de la guinée.
La remise officielle du rapport de la dite étude a eu lieu le jeudi matin au Novotel de Conakry en présence du chef de cabinet de la primature, des officiers supérieurs de l’armée dont le Commandant de la gendarmerie nationale, le Colonel Ibrahima Baldé, du président du conseil national de la communication, Jean Raymond Soumah, du représentant sous régional des nations unies en guinée, le général Lamine Cissé et de nombreux invités. Et pour commencer, la représentante de IFES en guinée, Elisabeth COTE a remercié les invités pour avoir honoré de leur présence à la dite cérémonie qui a eu lieu en 2009. Le représentant de BEFORE à la cérémonie, le Dr Heinz Krummenacher a retracé le travail de son institution en trois volets. Il y a d’abord l’approche méthodologique, la vision à long terme et la capitalisation de l’expertise locale. Pour la réalisation de cette étude, précise le Dr Heinz, ce n’est pas les experts étrangers qui sont venus mais plutôt se sont les guinéens qui ont réalisé le travail. Ils sont venus presque de toutes les sensibilités sociales du pays (syndicat, société civile, politique, civile, militaire, sage, etc.). Dans la présentation de la dite étude, Mme Cissé a d’abord parlé des défis et menaces pour les forces de défense et de sécurité qui regroupe en son sein les défis et menaces exogènes, le trafic de drogue, les conflits extérieurs, la gestion des volontaires. Défis et menaces internes, la division ethnique, l’inégalité de traitement, les départs à la retraite. Sur tout autre plan, il y a aussi la revalorisation des forces de défense et de sécurité qui implique un caractère républicain, un caractère national avéré, un credo qui s’appui sur l’excellence, une aptitude à remplir la mission régalienne dans un esprit prospectif, etc. Le processus de recrutement, la formation et la qualification des recrus, gestion des ressources humaines, restauration des cantonnements et des infrastructures militaires, création ou redynamisation du service social des forces de défense et de sécurité, création de la mutuelle des forces de défense et de sécurité, relations civilo militaire, protection civile sapeurs pompiers, reconversion et réinsertion des militaires toutes armes, réinsertion d’éléments des forces de sécurité et de défense libérés. Puis suivra des recommandations pour une réorganisation adaptée et réaliste de l’armée guinéenne. Pour tout dire, l’étude estime que c’est a ce prix que les forces de défense et de sécurité deviendront cet outil de défense poli, discipliné, hiérarchisé, prêt a réponde avec loyauté et dévouement dans le cadre régulier des lois et règlements qui fondent leur existence. Tout un challenge.