A qui profite la dictature

Samedi, 30 Mai 2009 04:17
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« Après moi, le déluge ! ».

Un proverbe romain très célèbre disait déjà : « Que le monde brûle quand je serai mort ! » Le roi de France Louis XV, quant à lui, préférait cette  autre version : « Après moi le déluge ! »   Les manuels d’histoire rapportent que l’insouciance du roi pour son pays autorisait toutes les lâchetés et tous les gaspillages. Son goût pour des plaisirs de toutes sortes l’entraînait le plus souvent à des désordres. Dont les effets pervers, dépassant le cadre de la cour, atteignaient le pays tout entier. Plus il vieillissait, plus son égoïsme et sa rancoeur s’accentuaient.

Il paraissait impossible aux yeux de maints observateurs que le peuple pouvait accepter longtemps une telle imposture et cette misère noire provoquée par les débordements exagérés du souverain et de son entourage.

Le clergé qui est resté longtemps muet, commençait à se fâcher. Des idées pas très favorables au roi allaient en se répandant dans le pays. Ses conseillers ont fini par avertir le souverain que tout le pays menaçait de se révolter contre son trône s’il n’acceptait pas de réduire ses dépenses inutiles. Sans ambiguïté et sans honte, Louis XV aurait répondu : « Les choses, comme elles sont, dureront bien autant que moi ! Berry (le dauphin) s’en tirera comme il pourra ! Après moi le déluge ! »

Cependant une autre version a été proposée par ceux qui ont essayé de réhabiliter le roi le plus haï de l’histoire de France. Louis XV, fin politique avait trouvé à sa majorité une situation désastreuse due aux dépravations du Régent, une noblesse étriquée, des castes puissantes. S’il avait pu maintenir le régime, c’était à force d’agilité. Or le dauphin, lui paraissait lourd, ignare et stupide.  Il prévoyait la catastrophe, et c’est en l’annonçant qu’il aurait dit : « Après moi le déluge !»

 

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