La Suisse n’a toujours pas été une réunion de cantons libres. Elle était autrefois sous la
domination Allemagne.
Albert 1er trouvait que les cantons de Schwitz, Uri, Unterwalden
et Lucerne faisaient preuve d’un esprit trop indépendant. Pour les mater, il a recommandé à ses représentants de se montrer très sévère. L’un d’eux
Hermann Gessler, s’est signalé par son zèle excessif.
Pour humilier les Suisses, il a imaginé de faire arborer un chapeau sur la place publique d’Altorf, en contraignant la population à s’incliner devant cet emblème inutile. Un jour, un homme de campagne, Guillaume Tell, a refusé de se soumettre à cette humiliation. Le gouverneur l’a aussitôt fait arrêter. En punition, Gessler l’a condamné à abattre avec une flèche de son arbalète, une pomme placée sur la tête de son propre fils à lui Guillaume Tell. On sait que ce dernier a triomphé de l’épreuve. Quelques jours plus tard, il a abattu Gessler lui-même. Et les quatre cantons se sont affranchis du même coup.
Pour les gens de cette époque, refuser de saluer le chapeau de Gessler, c’est refuser avec fierté de s’abaisser à un acte contraire à son honneur et à sa liberté.