En Guinée, peu de jeunes s’intéressent à la lecture du livre et à l’écriture. C’est dans cette optique que la maison d’édition l’Harmattan-Guinée en collaboration avec le comité d’organisation des 72 heures du livre et la jeune chambre internationale a procédé cet après-midi au lancement officiel du prix du jeune écrivain guinéen à travers une conférence de presse au quartier Coléah, dans la commune de Matam.
Ce lancement du prix vise à récompenser les jeunes écrivains âgés de 15 à 35 ans. Ces derniers écrivent dans les trois catégories à savoir : le poème, le conte, la nouvelle et les bancs dessinés.
Dans ces trois catégories, il y a eu des jeunes talents qui se sont manifestés en ayant le courage de coucher sur papier, leur savoir. Le premier de ces jeunes, obtiendra 5 millions de francs guinéens comme récompense, le deuxième se frottera les mains avec 3 millions de francs guinéens et le troisième sourira avec 1 million de franc du même nom.
D’entrée de jeu, le directeur de l’Harmattan-Guinée, Sansy Kaba Diakité a tout d’abord, parlé du thème « la place du livre dans l’éducation » retenu cette année pour la célébration des 72 heures du livre prévues pour les 23, 24 et 25 avril 2012 en Guinée.
Selon Sansy, il faut à tout moment, récompenser les auteurs des plumes fertiles pour que la Guinée dit-il, soit une destination, un modèle en matière de lecture et d’écriture.
Pour y arriver, dira le conférencier, tout le collectif des écrivains guinéens sont mobilisés pour célébrer en beauté, les 72 heures du livre, un rendez-vous culturel à ne pas manquer. Selon toujours Sansy, procéder au lancement du prix du jeune écrivain, c’est leur façon d’encourager les autres jeunes à venir vers la lecture.
Mme Nadine Barry, Présidente du comité d’organisation des 72 heures du livre, a mis l’accent sur l’ouverture des bibliothèques dans les institutions universitaires tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays pour inciter les jeunes filles et garçons à la lecture. Elle estime que pour cela, il est nécessaire de procéder dès maintenant, aux séances de formation, de culture et voire même de répétition pour les participants visés par ces séminaires.
Au nom de la jeune chambre internationale, assistante privilégiée de l’Harmattan-Guinée, Kaba Boubacar Biro s’engage à mettre tout en œuvre pour conduire à bien la tâche confiée à sa structure.
En réponse aux préoccupations de la presse, le directeur de l’Harmattan-Guinée dira : « Pour participer au prochain concours, nous passerons des communiqués dans les radios rurales pour mieux informer les détenteurs des talents en herbe et qui, surtout, veulent s’exprimer. Il ne s’agit pas aussi d’ouvrir des bibliothèques dans les écoles publiques et privées, l’essentiel, c’est de les équiper et former les bibliothécaires. »
Par rapport l’organisation d’une foire du livre en Guinée, M.Kaba ajoutera : « S’il y a une forte volonté politique, comme cela se passe ailleurs, nous voulons bien faire ça. Mais pour le moment, avec nos maigres moyens, nous ne pouvons faire que ce que nous pouvons, nous jouons notre partition en faisant des dédicaces de livres édités. Il faut que les autorités s’impliquent… »
A noter que les heureux récipiendaires seront connus dans les jours à venir.
Sannou Camara 65 13 00 33