70 euros, c’est le montant qu’il faut débourser pour soumettre le dossier à l’étude au niveau de la structure française dénommée « Campus France Guinée » sans compter les autres frais et autres déplacement pour les étudiants guinéens désireux de poursuivre leurs études en France.
Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les années se suivent et se ressemblent pour les jeunes guinéens. L’ambassade de France en Guinée attend toujours le mois d’août puisque l’ouverture des universités française c’est en septembre pour refuser le visa aux jeunes guinéens. C’est le cas encore cette année où les étudiants se sont vus signifier par les vigiles de l’ambassade que le dépôt des dossiers et l’octroi de visas aux étudiants sont « interdits jusqu’à nouvel ordre ». A propos, il faut dire que depuis trois ans, les étudiants guinéens désireux de poursuivre leurs études en France sont soumis a ce refus catégoriques des autorités françaises. Ce, contrairement a ce qui se passe au Sénégal, au Mali et en Cote d’ivoire pour ne citer que ces pays où l’admission dans une université française ou institut française est égale à l’obtention sans protocole de visas d’étudiant pour l’intéressé
Alors pourquoi pas pour nous guinéens, s’interrogent les étudiants admis dans les universités française qui étaient regroupés ce soir leur admission en main non loin de l’ambassade. N’ayant pas trouver d’interlocuteurs, nombreux sont ceux qui crient déjà à l’arnaque. « Si les autorités de l’ambassade savent que nous n’auront pas de visas, alors pourquoi mettre sur pied le campus France et retirer notre argent », fulmine l’un d’eux. Et quand on sait comment va le pays en cette période de vache maigre, il y a de quoi s’inquiéter avec ce refus alors que les frais ont été payés.
Et dans tout ça, aucune autorité guinéenne ne lève le petit doigt pour dire à l’ambassade de France, « si vous ne pouvez pas donner de visas à nos étudiants admis légalement dans vos universités et instituts, arrêtez de retirer leur argent ». Pauvre de nous.
Mohamed Soumah