Littérature « je m’inspire de la complicité du réel dans le langage pour sortir de l’ordinaire »

Mardi, 17 Mars 2009 19:14
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L’écrivain guinéen Thierno Monènembo est en Guinée depuis quelques jours à la faveur de la célébration de la quinzaine internationale de la francophonie et de la consécration de son dernier roman «  le Roi du Kahel ». A cette occasion, il a animé cet après midi une conférence de presse au musée national de Sandarvalia en compagnie du professeur émérite de la Sorbone Jacques Chevrier. Pour commencer, l’auteur des Crapauds Brousses dira qu’il est heureux de se retrouvé à cette place puisque son roman qui a remporté le prix Renaudot parle de Olivier De  Sandarval qui avait élu domicile a cette place avant d’être chasser par l’administration coloniale. Ensuite, il parlera du récit de ce personnage qu’il a qualifié de somptueux qui a gravé son nom non seulement dans les annales de l’histoire de son pays mais aussi de la Guinée. Pour ainsi dire, c’est la trace de Olivier De Sandarval que les colons français selon l’auteur ont suivi pour arriver en Guinée.

 Du Fouta Djallon en passant par le royaume de  Kahel dont il a fondé puis à Conakry dans le quartier Sandarvalia qui porte désormais son nom. Dans son pays en France, il est issu d’une famille noble et de savant puisque la famille Sandarval a, à son actif plusieurs inventions techniques et technologiques. Ensuite, le professeur Chevalier  suivra pour parler de  la richesse de la littérature africaine. Il est rappelons-le le pionnier de l'introduction de la litterature africaine et Carabéenne en France.Dans cette lancée, il n’a pas manqué de magnifier les œuvres et les écrivains francophones. Puis suivra la série des questions réponses. On a l’impression que les africains s’intéressent à la francophonie plus que les français. Qu’en dites vous. En réponse, le professeur Chevrier concède la remarque avant d’ajouter que  nombreux sont ses compatriotes qui considère cette institution comme périphérique et exotique. Parlant de la langue française par rapport aux langues africaines Monènembo dira «  la langue française s’est imposée en nous, on ne l’a pas choisie, il faut donc faire avec ». La problématique de l’attribution des prix sera abordé par le professeur Chevrier qui s’est aussi interrogé comme bon nombre d’observateurs des critères de choix..

En réponse à la question sur son style d’écriture qui apparaît plutot difficile à comprendre, Thierno dira qu’il s’inspire de la complicité du réel de la langue qui veut que la langue sort de l’ordinaire pour mieux exprimer la réalité. Toutefois, il ajoute qu’il convient avec ses lecteurs que son style est parfois alambiqué.

Des conférences de presse et autres  rencontres se poursuivent tout au long de cette semaine avec Monènembo et Jaqcues Chevier pour magnifier la langue française et le choc des civilisations.

 

Almamy Kalla Conté

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