Conakry pleure et recherche ses morts !

Mardi, 29 Septembre 2009 10:48
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La manifestation de l’opposition le 28 septembre au stade du 28 septembre de Conakry pour protester contre la candidature du Capitaine Moussa Dadis Camara aux prochaines élections présidentielles a été réprimée dans le sang par les forces de l’ordre au stade, aux alentours du stade et dans les quartiers environnants.

Conséquence, des dizaines de personne ont trouvés la mort et des dizaines d’autres blessés des deux coté du stade (coté autoroute, coté Dixinn). En tout cas, de source propre d’un médecin de garde, le CHU de Donka ne pouvait plus accueillir de mort ou de blessés. La direction aurait donc demandé instamment aux ambulances et à la croix rouge d’envoyer le reste des blessés et corps au CHU d’Ignace Deen.

 Et comme nous enseigne le dicton populaire, ce qui est fait est fait, ce qui est dit est dit. Mais la grande inconnue reste le nombre de personne qui ont trouvées la mort dans les manifestations. A bien des égards, les événements d’hier ressemblent fort bien aux événements de janvier février 2007.

Et depuis hier soir, les parents cherchent vainement de rentrer à Donka et Ignace Deen à la recherche des leurs. Mais le cordon de sécurité déployé pour la circonstance est tel que toute personne qui s y aventure est non gratta.

Et pour montrer que Conakry pleure et recherche ses morts, ce mardi a été mis à profil par les populations de rester chez eux, calme et  dans la méditation. Administrations publique, Banques, commerces, assurance, bref toutes les portes sont restées fermées.

Aux dernières nouvelles, les syndicalistes attendent la paye du mois de septembre pour demander à la population de rester chez elle jusqu’au moment où Dadis va quitter.

 

Amadou Diallo

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