Le directeur du département communication, sensibilisation et information de la commission électorale nationale indépendante, Thierno Sadou Bayo était devant la presse ce matin pour parler du procès d’un des membres en la personne d’el hadj Boubacar Diallo qui leur colle désormais à la peau.
Pour M.Bayo, la CENI n’a certes pas organisé des élections parfaites mais acceptables puisque la cour suprême a confirmé le classement avec Cellou en tête suivi de Alpha. Pour cette raison, son institution et ses membres méritent à ses yeux plus que la vindicte populaire que nous connaissons aujourd’hui.
Parlant des procès verbaux, le conférencier soutien que les 56 procès verbaux dont 33 des préfectures, 5 des communes de Conakry et 18 de l’étranger ont été effectivement transmis à la cour suprême.
Alors, des procès verbaux ont-ils été retrouvés dans le bureau de l’accusé ? « On a utilisé son bureau pour garder les procès verbaux au quatrième étage et ce n’est pas étonnant de trouver des procès verbaux dans son bureau, il contrôle si c’est arrivé, il n’est pas directement concerné », répond M.Bayo. Chemin faisant, le conférencier parle de mascarade de procès puisque l’article 7 portant création et organisation de la CENI stipule « sauf cas de flagrant délit, un membre de la CENI ne peut pas être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé pour des opinions exprimées ou d es actes commis dans l’exercice de ses fonctions. Pour tout autre infraction, la poursuite n’est possible qu’après avis du bureau de la CENI ». Fin de citation. Et pour M.Bayo, l’accusé n’a pas fait de flagrant délit et la CENI n’a pas donné son accord.
El hadj Boubacar Diallo pour lui est donc couvert par l’humilité et les juges doivent en prendre compte. Mais curieusement, le président du tribunal n’a pas tenu compte et parle de jurisprudence, regrette Bayo. C’est donc de la diversion « pour nous empêcher de travailler correctement alors qu’el hadj Boubacar Diallo est la cheville ouvrière de la CENI».
Mieux, le non de la personne qui a retrouvé les procès verbaux ne nous a pas été révélé, notre le conférencier. NDLR : (Et pourtant, un membre de la CENI en la personne d’Ibrahima Kalil Kéita avait soutenu que les procès verbaux ont été effectivement retrouvés dans le bureau d’el hadj Boubacar Diallo).
Et les avocats de la défense ont soutenu que la loi n’a pas été dite. « Son avocat Me Bassirou Barry a aussi perdu sa femme avec laquelle il a passé 50 ans de vie. Il a demandé deux semaines de report mais il n’a eu que huit jours. Pas de jurisprudence donc comme l’affirme la partie civile et pour toutes ces raisons, Bayo parle de mascarade de procès et ne comprend pas le pays.
En outre, le conférencier estime que le RPG, rassemblement du peuple de Guinée qui a porté plainte contre lui cherche à distraire pour ne pas aller vite aux élections. Et justement en parlant des élections, Thierno Sadou Bayo rassure que « le matériel électoral y compris les 16 000 isoloirs portables sont aussi venus et seront embarqués aujourd’hui même pour l’intérieur du pays. Et le matériel arrivent cinq jours avant le scrutin et les électeurs auront tout le temps pour rechercher leur bureau de vote et leur nom ». En plus, ceux qui convoient le matériel électoral resterons sur place et ne viendront qu’au lendemain du scrutin pour acheminer les procès verbaux à Conakry. Qui a en veut donc à la CENI ? En réponse, M.Bayo affirme « il y a un l’adage Sosso qui nous enseigne que si on tire sur le singe, on dira toujours que c’est une bonne chose mais si c’est une personne, on va crier au scandale ». Un avocat selon toujours le conférencier avait soutenu lors du procès qu’on veut « extirper de la CENI certains éléments, raison pour la quelle, les juges selon lui ne veulent pas tenir compte de l’exception ». Bref, pour lui, c’est le candidat Alpha Condé et ses alliés qui sont derrière cette mascarade de procès.
Mais pour le second tour prévu pour le 19 septembre, Bayo rassure « nous allons tout faire pour aller aux élections à cette date ».
Almamy Kalla Conté
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