Le procès des présumés narcotrafiquants a repris ce matin à la cour d’appel de Conakry dans sa deuxième phase qui n’est autre que le plaidoirie du ministère public, des avocats de la défense et de la partie civile.
Et ce jeudi, c’était le tour du ministère public, autrement, le premier avocat général qui n’est autre que Souleymane Sidi Ndiaye. Et c’est contre toute que celui qui est censé défendre les intérêts de la société est monté au créneau pour dire beaucoup de chose sur la justice guinéenne et la procédure judiciaire en générale. Mais ce qui a surtout marqué l’attention des uns et des autres, c’est le fait que Souleymane Sidi Ndiaye a plaidé pour la relaxe pur et simple des accusés au motif que la procédure d’arrestation et de traitement des dossiers par le ministère d’état chargé de la lutte anti drogue et du grand banditisme n’aurait pas respecté la voie légale.
Par ailleurs, le ministère public représenté par le même Ndiaye a demandé à la cour de prendre des sanctions contre le colonel Moussa Tiégboro Camara qui aurait travaillé en toute méconnaissance du rôle d’un officier de la police judiciaire. Si ce n’est que ça. L’empereur des poursuites n’a rien trouvé de bon dans le dossier des présumés narcotrafiquants et ce trafic juteux qui a fait de notre pays la plaque tournante de la drogue. Et au lieu que l’acte ne soit salué, ce sont les présumés coupables qui sont grandit au motif que leur droit a été bafoué. Quand à celui qui a donné sa vie pour combattre ce fléau, il doit être sanctionné.
Demain vendredi, ça sera autour de la défense de faire sa plaidoirie. Après quoi, il appartiendra à la cour selon sa conviction de relaxer comme le souhaite le ministère public les présumés coupables de narcotrafic.
Et c’est donc à juste titre que le colonel Moussa Tiégboro Camara disait lors de la dédicace du livre du ministre de l’enseignement supérieur Georges Gandhi Tounkara sur la criminalité citation « le problème de la Guinée n’est autre que sa justice. Si l’injustice est banni, tout sera rose ». Pauvre de nous.
Mohamed Soumah depuis le palais de justice de Conakry pour Guineelive