Le professeur Georges Gandhi Tounkara est ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Professeur de son état, il a fait des réflexions sur la délinquance juvénile et les défis de la formation en Guinée dans deux ouvrages distincts.
La cérémonie de présentation de ces ouvrages a eu pour cadre le Novotel de Conakry en présence de plusieurs membres du gouvernement, hommes de culture et autres curieux.
Pour l’auteur, pas de développement harmonieux et équilibré dans un pays sans une formation de qualité et une éducation soutenue. Et en parlant de l’éducation, l’auteur cite la période précoloniale, coloniale et des indépendances. Et à son avis, il faut prendre les bons cotés de chaque camp et faire la part des choses pour une société moderne que nous voulons.
Plus loin, M.Tounkara affirme que notre société regorge d’énormes potentialités mais après 52 ans d’indépendance, notre formation n’est toujours pas valorisée et adaptée. Pas de main d’œuvre qualifiée, le chômage est structurel et ceux qui sont formés le sont pour le chômage. Le trafic de drogue, l’alcool, le manque d’eau, d’électricité, l’urbanisation sauvage, la démission des parents ont été au centre des débats qui sont selon les intervenants des facteurs aggravant des maux dont d’écrit l’auteur. A ceux-là s’ajoutent le trafic de drogue, le viol, le vole et autres travers sociaux. Et à propos, le ministre d’Etat chargé des services spéciaux, de la lutte anti drogue et du grand banditisme, le Colonel Moussa Tiégbora Camara a indiqué pour sa part que le père des fléaux cités plus haut est l’injustice. « Tous les bandits que nos services ont arrêtés à notre nomination sont aujourd’hui en liberté sans justement. Et comble de malheur, ce sont les mêmes bandits qui opèrent dans les quartiers et ironie du sort certains sont arrêtés par les services de sécurité et exhibés à la télévision nationale. Et les gens se demandent ce qui s’est bien passé pour en arriver à cette situation ». Pour le colonel donc, il faut soigner la justice guinéenne en rendant justice et les choses changeront.
Pour d’autres, nos maux sont connus, c’est la démission de l’état.
Plus loin, l’auteur Georges Gandhi Tounkara a indiqué que le « plus important, ce n’est pas de réussir dans la vie mais c’est de réussir sa vie. A son entendement, c’est de faire ce que l’on aime pour bien le faire et être aussi utile à sa communauté et fier de soi-même ».
Comme solution, ol préconise la création d’une chambre de métier, des filières porteuses, une formation à la carte selon les spécificités de chaque région, l’harmonisation des programmes. Apprendre le travail manuel aux enfants pour qu’ils font des métiers pas parce que ils ont échoué à l’examen comme c’est le cas actuellement mais parce qu’ils aiment.
Ce n’est pas tout car il conseille aussi la création de pools d’attraction, la valorisation des maisons de jeunesse, développer la police de dissuasion et non un système répressif adéquat, les jeux de passion pour permettre aux enfants de faire un métier, création de structure d’encadrement, développer les relations entre la police et les populations, réglementer la création des maquis, lieux de boissons, les heures d’ouverture et de fermeture, bref un puissant ministère de l’éducation nationale, des arts, de la culture et des sports.
Il faut dire que l’auteur de ces ouvrages est diplômé de plusieurs universités européennes dont entre autre en France, en Angleterre, aux Etats-Unis. Professeur d’Anglais certifié de l’université de Newark-Delaward, il a enseigné à l’institut supérieur de l’enseignement catholique d’Angers et à la faculté de droit, des sciences économique et de gestions à l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Il était jusque là, le président fondateur du complexe scolaire Saint-Georges et de l’université Mercure international.
Almamy Kalla Conté
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