Après le décès de son fils : Retour probable de Dadis au bercail

Lundi, 23 Août 2010 13:56
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sekouba-dadis-Ce serait légitime qu’enfin, il soit accepté au président guinéen, résident absent de son pays, de regagner le bercail, à la faveur du décès de son fils, le regretté  Moriba Junior Dadis Camara. Mort la semaine dernière  par « noyade » au Canada.

Mis à l’écart du pouvoir, depuis sa sortie d’hôpital au Maroc et conduit, malgré lui dans la capitale burkinabè, le capitaine Moussa Dadis Camara vit en exil forcé, coupé des siens et de tous ceux qui continuent de nourrir un sentiment d’estime ou de confiance pour lui.

L’on ne sait d’où est venue cette mesure difficile à comprendre à l’endroit de celui à qui il est toujours reconnu, malgré tout, d’être le président de la Guinée.

Un exil forcé qui dit long sur la façon dont les autorités actuelles s’occupe d’un dossier aussi brûlant que celui du président guinéen pris en otage par des influences extérieures et autres sensibilités politiques hétéroclites regroupées sous le label de forum des Forces vives, conciliabule qui, en définitive, aura fini par mettre à nu le fait que c’était un regroupement de frères ennemis n’ayant en commun que leur haine partagée pour celui qui avait menacé,  sans jamais l’affirmer, de se porter candidat à la présidentielle prochaine.

Aujourd’hui, d’autres ambitions plus vives et plus muettes sont latentes, en attendant qu’il soit offert l’occasion de s’approprier l’enjeu.

Si Dadis faisait son retour chez lui, pour participer aux funérailles de son fils, ce ne serait qu’une volonté divine qui l’aura ainsi décidé.

Toutefois, ce serait une occasion pour le président guinéen de se faire accueillir par son peuple, avec peut être, plus d’enthousiasme.

Ce ne serait pas pour reconquérir un pouvoir qui est entre les mains de ceux qui le gèrent aujourd’hui très difficilement, compte tenu des ambitions déchaînées de part et d’autre. Mais  l’occasion ultime de reconnaître les erreurs et fautes de parcours partagées  et dont il porte seul le chapeau, aujourd’hui, et d’en appeler à la réconciliation et à la paix entre tous les fils de la Guinée.

Dadis, au-delà de tout ce que ses détracteurs lui reprochent est un homme de vérité et de franchise qui aura marqué son passage au pouvoir par son franc- parlé et sa sincérité indéfectible et assidue dans l’amitié.

Dadis n’a-t-il pas toujours et publiquement avoué avoir toujours consulté  « son ami et frère El-Tigre » avant de décider ?

La preuve, c’est  Sékouba qui battra la campagne de soutien à Dadis à Fria, et sous d’autres cieux et cela, dans une certaine détermination. Comme quoi les deux « amis » ont tout partagé, sauf l’exil au Burkina.

Source : hebdomadaire indépendant ‘’ Le Défi’’ du lundi 23 août 2010

 

 

 

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