Depuis un certain temps on assiste à une prolifération de critique non fondée depuis que le premier ministre s’est résolu à s’engager d’avantage pour une véritable élection du 2ème tour, après l’échec cuisant de la gestion du premier tour.
Pour l’opinion nationale et internationale, il n’est plus à démontrer que le premier tour a été un véritable cauchemar qui a d’ailleurs failli compromettre gravement la transition.
Tout a été dit sur les bizarreries volontaires et involontaires constatées au premier tour et les solutions appropriées. Il s’agit bien entendu de corriger toutes les imperfections qu’elles sont volontaires ou involontaires, dénoncer les responsables et les punir selon la réglementation juridique en vigueur pour ainsi mettre fin à l’impunité qui depuis des années constitue une véritable vermine dans le quotidien du guinéen. Le bonheur du guinéen en dépend.
Naturellement l’implication du premier ministre doit être ressentie à mon avis comme une aubaine par tout guinéen culturellement préparé à balayer d’un revers la barrière des tentations illicites ou régionalistes car la guinée est par-dessus toute une famille.
Pour une fois on a un premier ministre qui s’implique activement à la recherche et correction des tares qui ont assombri l’élection du 27 juin, pour la bonne marche de la transition en générale et du second tour en particulier. N’oublions pas que c’est le vote du destin.
Pour la première fois depuis l’indépendance, l’opportunité est offerte au peuple de guinée de choisir librement son président. Pour ne pas gâcher cette opportunité qui doit d’ailleurs être considérée comme une fête, il me semble normal et indispensable que le premier ministre s’implique dans un esprit de justice à la recherche des solutions claires et transparentes pour le bon déroulement du scrutin du 19 septembre.
Ceux qui veulent noyer le poisson tirent sans arrêt sur le premier ministre en utilisant tous les qualificatifs au sens négatif du terme. Ceux là doivent savoir que la réussite de l’élection sera l’acquisition du fanion de la victoire pour tous les guinéens. Cependant en cas d’échec c’est d’abord et avant tout le président de la transition, le premier ministre et son gouvernement qui feront les frais. Ce détail est important à savoir et il est donc impératif que nos compatriotes se ressaisissent pour qu’ensemble nous puissions établir les bases saines de l’enjeu si important du 19 septembre.
En somme la co gestion du second tour (gouvernement et Ceni) reste, au vu de l’amère expérience du premier tour, une nécessité absolue pour mettre en échec total ou presque le démon de la fraude. Cela n’est pas en soi une modification constitutionnelle des obligations de la ceni. D’ailleurs c’est une belle occasion pour la ceni de faire peau neuve.
La seule chose qui compte au delà de toute autre considération irrationnelle, c’est la prise en compte de la voix de la majorité guinéenne de l’intérieur et de l’extérieur dans l’ultime choix de l’homme de son destin. Comme disait Confucius : la vraie faute, c’est celle qu’on ne corrige pas.
Konaté Solian Médecin CHHB Oyonnax France
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