Dans la capitale de la quatrième région administrative du pays, ce n’est plus le parfait amour entre les citoyens et les autorités militaires d’un coté et de l’autre entre les citoyens et la société GUI CO PRES.
En effet, l’ancien chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara dans le cadre de la restructuration des forces de défense et de sécurité avait décidé de doter pour un premier temps les grandes villes du pays des camps modernes. Et la localité du petit village de Komorono, située à 7 km du centre ville a été choisie pour construire un camp militaire. Les sages de la localité ont octroyé à cet effet 88 hectares y compris certaines parties des champs cultivables. Et le général Sékouba, ministre de la défense nationale comme toujours a confié le chantier à son ami PDG du groupe GUI CO PRES, Kerfala Camara. Et les travaux ont démarré il y a quelques mois. Mais contre toute attente, de 88 hectares, le président intérimaire a décidé d’aller au delà pour avoir 102 hectares. Ce que les citoyens n’ont pas accepter puisque les domaines cultivables sont engloutis de plus par cette superficie. Et ils se sont opposés à toute idée d’extension. Et du coup, il a été signifié aux travailleurs du groupe GUI CO PRES de ne pas aller au delà.
Et le gouverneur de région le colonel Bouréma Condé s’est senti très mal placé pour déposséder les villageois de leur terre cultivable.
A Sékouba Konaté maintenant qui est l’autorité militaire suprême de trancher bien qu’il s’agit de ces marchés de gré de gré.
Naby Camara