Visite d’Etat : Le président Compaoré quitte la Guinée fâché…

Jeudi, 12 Août 2010 21:52
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blaise_compaoreUne visite-éclair pour constater l’avancée et le suivi des recommandations contenues dans les accords de Ouaga. Le président du Burkina repart, le même jour sur sa faim, après un constat plutôt amer sur la non-application, dans le temps imparti, des accords signés entre le président Dadis Camara, le général Sékouba et l’émissaire de la CEDEAO commis à la tâche de négociation entre les différentes parties concernées. La période transitoire ne devait excéder six mois, cela pour éviter que les autorités de la transition ne prennent  goût au pouvoir et n’envisagent par des moyens sournois de prolonger leur mandat.

 

Sur le terrain, des alibis sont déjà trouvés pour une nouvelle option, l’échec de la CENI dans l’organisation du premier tour de la présidentielle, nous a effectivement, conduits dans une impasse dont les responsables refusent de s’assumer.

Le silence du pouvoir et la passivité du gouvernement dans le suivi dans l’application des accords, tels que conçus sont, en partie, cause de ce que nous vivons, d’autant que si chacune de ces institutions avait joué son rôle, la situation actuelle serait évitée.

Il était moins question d’annoncer sa neutralité que de s’impliquer, pour que le temps imparti soit respecté. Les fraudes et les dysfonctionnements constatés, lors du premier scrutin, imposent un autre rythme à l’application des accords.

Le constat du président Blaise est plutôt défavorable, puisqu’il n’aura pu s’empêcher de demander d’aller vite, afin d’éviter le chao au pays.

Mieux, selon des sources dignes de foi, le président Blaise Compaoré aurait même demandé de rencontrer tous les officiers ayant fait le voyage de Ouaga, pour y rejoindre le général Konaté et qui ont été témoins de la signature des accords. Demande à laquelle il lui aurait été répondu que tous ces hommes seraient en mission à l’intérieur du pays.

Entre autres réactions de l’émissaire de la CEDEAO, c’est le fait que, depuis fort longtemps, le président Moussa Dadis Camara est presque exclu des prises de décisions, de la signature des décrets pour lesquels il aurait dû, conformément à des clauses bien ficelées, être, tout au moins, informé à défaut d’être préalablement consulté.

Il est à en déduire que depuis la signature des accords, bien des abus et autres manquements sont enregistrés, au point qu’aujourd’hui, l’on peut dire, sans se tromper, que la Guinée est loin de sortir de l’ornière. D’autant qu’il y a comme une tentative de violation des accords, notamment dans le non respect du calendrier élaboré de commun accord, pour l’application stricte des recommandations.

Voilà pourquoi, la délégation de l’Union européenne n’a pas manqué de demander la date du prochain scrutin au premier ministre Jean Marie Doré qui, dans sa suffisance d’esprit, dira, lors de son dernier point de presse, que notre pays est mieux placé pour décider de ce qu’il doit faire et qu’il n’entend pas, lui,  se plier aux influences extérieures, fussent-elle de l’UE.

Il se dégage une volonté délibérer de laisser les choses pourrir pour s’offrir du temps dans la conduite des affaires de l’Etat, au détriment de la souveraineté du peuple favorable à un retour rapide à une légalité constitutionnelle.

Tout cela arrive au moment où le général Konaté observerait une période de deuil, suite à la mort subite de son cheval blanc. Bon ou mauvais présage ?

Source : Hebdomadaire indépendant ‘’Le Défi’’

ndourconcert
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