Mort d’hommes à Dinguiraye : Le Préfet N’faly Traoré en fuite…

Dimanche, 08 Août 2010 20:51
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Le mercredi 04 août dernier, la ville sainte de Dinguiraye a vécu un drame qui plongea toute la cité dans une situation pathétique. Un grave accident de  la circulation a eu lieu à la rentrée  de la ville, à quelques encablures de la résidence officielle du préfet.

En effet, c’est la voiture de commandement du préfet qui a heurté une moto sur laquelle roulaient deux adultes, appartenant tous deux à la même famille et qui sortaient de la ville pour se rendre à Maloukö, un hameau situé à quelque cinq kilomètres du centre ville. Le bilan de l’accident est sans appel : un blessé grave et un mort. Mamoudou Dia, commerçant de profession, partait accompagner son oncle Malicky Dia, muezzin. Le premier grièvement blessé est présentement hospitalisé à l’hôpital préfectoral de Dinguiraye. Ses jours sont en danger selon le premier examen médical. Et le deuxième (Malicky Dia) qui a succombé aux multiples blessures et fractures fut enterré le jeudi 5 août dernier.

Le comportement du préfet suite à cette circonstance dramatique

Au fait, n’ayant pas anciennement bonne presse dans la ville de Dinguiraye, le préfet, lieutenant Colonel N’Fa Aly Traoré aura dit-on, confirmé le dédain et la haine qu’il nourrissait pour les populations de cette cité. Alors que l’un des accidentés, en l’occurrence Malicky Dia, avait ses membres, notamment  ses jambes et cuisses broyées et le motard, Mamoudou Dia, gravement blessé, le préfet lui, s’inquiétait, plutôt, pour son véhicule  de commandement qui avait dérouté et dont l’un des pneus était crevé. En effet,  N’Fa Aly Traoré s’occupait de sa 4X4 de commandement, abandonnant les accidentés dans une mare de sang. A la demande des rares citoyens présents sur les lieux au moment du drame, de savoir si leur préfet n’allait pas conduire les accidentés aux urgences, l’homme fort de Dinguiraye aurait rétorqué en ces mots : « ces gens là sont des villageois qui voulaient se suicider. Moi je suis un militaire et ce qui m’inquiète c’est comment récupérer ma voiture… »  Et chose dite, chose faite. Une fois sa voiture ‘’récupérée’’, le préfet s’y  embarqua pour sa résidence, comme si de rien n’était. Laissant ainsi  ses victimes à l’agonie. Quelques temps après, la nouvelle fut le tour de la ville et les citoyens se rendirent sur le lieu de l’accident avant de converger, la dépouille du muezzin en main, vers la résidence de monsieur le préfet pour dit-on, aller la lui remettre. Lorsque  le colonel N’Fa Aly aperçut la foule en colère venir, il s’enferma dans sa chambre pour dialoguer à travers la fenêtre, avec ses visiteurs indésirables, en attendant de trouver une solution pour prendre la poudre d’escampette.

La faute de trop …

Dans sa tentative de fuite, le préfet aurait ordonné à des jeunes militaires, cinq au total de l’aider à lui extraire de son fief devenu un enfer. Pendant qu’il s’apprêtait à sortir de sa chambre, un pick-up militaire fit irruption dans la cour de la résidence avec, à son bord, cinq soldats. (Comme pour alourdir le bilan déjà inquiétant). Quatre d’entre eux étaient débout et le cinquième couché  arme au poing. Ce dernier se mit à tirer à balles réelles. Un jeune homme du nom d’Abdoulaye Camara, la trentaine, a pris une balle sur l’avant bras et sur le bras gauche. Un autre fut grièvement blessé par les mêmes balles à la tête. Ce dernier, traumatisé par ses blessures, a pris la fuite après les premiers soins pour une destination inconnue. Ses jours seraient en danger selon un infirmier. Un troisième du nom de Moussa Diallo, la trentaine aussi, fut, grièvement blessé par coups de matraque selon ses propos lui-même. Il précisa que les militaires qui le molestèrent sont également partis avec son vélo…   

Pour plus de détails, lire la suite et voir les images dans l’hebdomadaire indépendant ‘Le Défi’’ du lundi 09 août 2010 pages 3&4.

 

 

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