Le moins que l'on puisse dire, c'est que les guinéens ne sont pas veinards. Le pays considéré comme le château d'eau et scandale géologique de l'Afrique, les guinéens ont tout sauf l'eau et l'électricité. Les gouvernements qui se sont succédés au cours de ces 25 dernières années ont tous échoué sur le sujet. Aucun d'entre eux n'a trouvé la solution. En cette année 2009 et à la faveur de la prise du pouvoir par l'armée, le problème s'est de nouveau aggravé. Autrefois si les habitants de Conakry avaient le courant un jour sur deux, aujourd'hui, ce programme semble être un lointain souvenir. L'électricité se fait rare dans les foyers. Et avec la chaleur du mois de mars et l'insalubrité de la capitale guinéenne, les moustiques et autres insectes rendent la vie difficile aux citoyens qui triment toute la journée à la recherche du quotidien qu'ils ne gagnent pas le plus souvent. Pour passer aussi une nuit à la belle étoile
Et ce, même les zones privilégiées ne sont pas épargnées. La commune de Kaloum, les quartiers de Donka, Dixinn, Bellevue et les environs du camp Alpha Yaya Diallo qui étaient jusque là berceaux de la lumière nuit et jour n'échappent plus à cette logique. Toute la journée à Kaloum ( quartier administratif qui abritent les départements ministériels, ambassades, institutions et grandes sociétés), ce sont des coupures intempestives qui rende le travail difficile.
Pour ce qui est de l'intérieur du pays, n'en parlons pas car le silence vaux son pesant d'or a ce niveau.
Comme pour dire que le CNDD du Capitaine Moussa Dadis Camara est à la croisée des chemins. Et cette rareté de l'électricité dans la capitale guinéenne ternit dangereusement son image et ses efforts même si c'est un héritage que lui a légué son bien aimé prédécesseur qu'il ne cesse de magnifier en longueur de discours.
Ousmane Cissé