Le vendredi saint pour le monde musulman a été un jour noir pour de nombreuses familles en guinée suite aux conflits interethnique ou interreligieux, c’est selon, qui ont éclaté dans la capitale de la guinée forestière.
La pomme de discorde, l’accrochage entre une femme commerçante chrétienne et deux hommes qui sont des musulmans. Mais nombreux sont ceux qui estiment que le problème est ailleurs. Autrement, c’est la goûte d’eau qui a débordé le vase. N’empêche.
Loin de faire un décompte macabre, puisque chaque guinéen tué comme pour paraphraser l’ancien Premier Ministre, Kabienet Komara est une mort de trop, il faut dire que le bilan des affrontements s’est alourdit portant le nombre de mort à une douzaine, selon notre informateur.
Quand aux blessés, ils avoisineraient le nombre de 200, selon la même source. Les dégâts matériels sont aussi considérables, dit-on.
Joint au téléphone ce lundi matin, un habitant de la ville a confié à notre rédaction que le crépitement des armes 24h24 qui est une première dans la ville a baissé d’intensité les violences et les ardeurs. Les populations sont donc terrées chez eux.
Espérons que la raison va l’emporter sur la passion puisque avant tout, « la guinée c’est la grande famille ».
Naby Camara