Le président du conseil national pour la démocratie et le développement, le Capitaine Moussa Dadis Camara et arrivé ce soir à Labé, la capitale du Foutah aux environs de 17 heures par la voie routière comme précédemment annoncé par Guineelive.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les populations de Labé se sont massivement mobilisées pour réserver à l’hôte du jour un accueil des plus chaleureux. On peut même dire sans risque de se tromper que depuis son arrivée aux affaires le 23 décembre 2008, il n’a pas encore vu autant de monde.D’abord à Mamou, la ville carrefour où le président du CNDD a pris un bain de foule de plusieurs milliers de personne qui sont sortis massivement, spontanément et se sont massés tout au long de la route qui mène à Labé. Le Capitaine Moussa Dadis Camara visiblement aux anges a même pris un bain de foule.
A la rentrée de Labé, les populations se sont massées tout au long de la route qui mène vers le stade qui porte le prestigieux nom de Saifoulaye Diallo. Dans ce stade qui refoulait de monde, le chef de la junte a eu tous les honneurs de la part des populations. Il a été même élevé au rang du citoyen d’honneur de Labé.
Dans les différents discours, l’accent a été mis sur les réalisations et œuvres de bienfaisance que président du CNDD. Il s’agit de la lute contre la drogue, le grand banditisme, la criminalité, la corruption et l’assistance aux sinistrés et autres familles endeuillée des enfants ressortissants de la région.
Dans son discours pas fleuve pour une fois, le président du CNDD a longuement parlé de hauts fait qu’il a réalisé pour préserver la paix en respectant le président défunt. Il a en outre passé en revue les péripéties de la prise du pouvoir par l’armée et la confiance que ses frères d’armes lui voue à cause de son patriotisme, de son honnêteté, de sa sagesse et de sa patience « J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de prendre le pouvoir mais je n’ai pas voulu. Pour respecter le président défunt ».
En outre, il est revenu sur l’ethnocentrisme dont certains guinéens voudraient faire passer pour mode de gouvernance. Pour lui, la guinée est une et indivisible. « Je ne suis pas venu en campagne électorale. Je suis venu pour défier mes détracteurs », a confié l’enfant de Nzérékoré sous des applaudissements nourris.
Depuis Labé, Amadou Diallo pour Guineelive