Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Lousény Camara, a agréé cette semaine la demande de report de ses activités expressément exprimée par le Président du comité de facilitation du dialogue politique national, Mgr Albert David Gomez.
Une demande consécutive à la reprise du dialogue qui est entré entre temps dans la phase active avec l’examen à fond des points inscrits dans la plateforme suffisamment murie par les différentes composantes de la vie politique nationale. Une décision qui vient à point nommée, vu qu’elle est prise à un moment où l’opposition dite radicale comprenant en particulier le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP), signe son retour autour de la table de concertation.
Conformément au contenu du courrier officiel, la CENI a accepté la suspension de ses activités opérationnelles dans la période allant du 23 janvier au 10 février 2012.
Au cours de laquelle période le comité de facilitation tient à mettre tout en œuvre pour rapprocher les positions des différentes tendances politiques. Pour qu’enfin un consensus puisse être trouvé autour des points de divergence. La finalité de cette concertation étant d’aplanir les différents autour des questions cruciales portant notamment sur l’audit du fichier électoral, la révision de la liste électorale, la neutralité de l’administration publique et autres le respect de l’autorité de l’Etat.
Pour la définition consensuelle d’un chronogramme devant aboutir à la tenue des élections libres, crédibles et transparentes dont les résultats seront acceptés de tous. La résolution de la réponse favorable a été prise de façon collégiale par l’ensemble des membres de la CENI, réunie en session plénière extraordinaire le 24 janvier 2012.
Il reste entendu que le nouveau délai butoir qui correspond au 10 février, soit dans deux semaines, suffit largement pour faire aboutir le dialogue politique auquel l’opposition radicale a volontairement accepté de participer pour défense de « l’intérêt supérieur de la nation », se justifie le porte-parole du Collectif pour la finalisation de la transition, Faya Millimono.
Source: GuineeConakry.info