Grande interview : « Nous estimons qu’on a déjà fait un premier tour, ce n’est donc pas le moment de changer les règles du jeu », dixit le ministre de l’élevage

Vendredi, 27 Août 2010 21:56
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mouctar diallo nfdNommer au poste du ministre de l’élevage dans le gouvernement de transition de Jean Marie Doré après les accords de Ouagadougou, le plus jeune ministre de l’histoire du pays a du mal à partir avec son chef du gouvernement. Nous vous proposons l’une de ses nombreuses interviews qui le mette en mal avec M.Doré. celui du journal L’Indépendant.

 

Bonjour Monsieur Mouctar Diallo, votre nomination comme ministre a été perçue comme une victoire pour la jeunesse guinéenne. Pouvez-vous nous faire aujourd’hui un bilan de votre gestion, après six (6) mois de fonction ?

 

Mouctar Diallo : merci de m’avoir donné l’opportunité de s’exprimer dans vos colonnes. Je ne parlerai peut être pas d’un bilan, mais plutôt des actions importantes que nous avons réussis à réaliser en si peu de temps au ministère de  l’élevage. Vous savez, il faut d’abord rappeler que c’est un nouveau  ministère. Donc, il  fallait tout  mettre en place, surtout  qu’il s’agit d’un secteur qui était  négligé et qui n’a jamais une priorité pour nos gouvernements  précédents. Vous comprendrez donc que notre premier challenge était d’ériger le secteur de l’élevage comme étant une des priorités de l’Etat.  Parce que, c’est un  secteur porteur de croissance économique qui peut contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté. C’est dans cette dynamique que nous nous sommes lancés. Et aussitôt nous avons mené des  réflexions profondes qui nous ont permis d’élaborer un plan d’action d’urgence comportant treize (13) actions  fortes. Et dans le cadre  de sa mise en oeuvre nous nous sommes rendus sur le terrain pour faire un diagnostic clair de la situation. C’est ainsi que nous sommes partis sur le terrain, et avons constaté de vu su les difficultés liées au secteur. Notamment dans le domaine  des  abattoirs, quand on  a visité  les abattoirs de Conakry j’étais scandalisé par l’état défectueux, dégradant des lieux. Ce qui était aussi dangereux pour la santé des populations suite au mauvais traitement de la  viande livrée à la consommation. C’est ainsi j’ai pris la décision de tout mettre en œuvre pour rénover  à  minima l’abattoir de Coléah et les deux autres aires d’abattages de Matoto et Ratoma. Et mieux  de construire un abattoir moderne digne de  nom qui, il faut le rappeler est un vieux projet du  ministère  de  l’élevage.

 

Monsieur le ministre l’une de vos premières actions a été la compagne d’abattage des chiens  errants et que les populations avaient d’ailleurs bien apprécié. Mais contre toute attente cette campagne n’a pas fait long feu. Pourquoi ?

Effectivement, quand on a fait une visite de terrain, nous avons été surpris par la présence des chiens errants dans toute la ville. Pis les chiens avaient accès dans tous les abattoirs et hôpitaux de la ville. Ce que nous avons trouvé très    inquiétant. Parce que vous n’êtes pas s’en savoir que la morsure du chien peut être source d’infection. Notamment la rage qui est devenue un phénomène  international inquiétant. C’est pourquoi d’ ailleurs, il y a désormais la journée internationale de la   rage. Et en Guinée, les statistiques sont  très inquiétantes  à cause du nombre élevé des cas de rage décelés dans nos hôpitaux et centres de santé. Nous nous sommes alors dit de procéder immédiatement à l’abattage  des chiens et chats errants. Car ils constituent de véritables  réservoirs de  maladies, de virus et de  microbes. Et vu les résultats probants sur le terrain, ça été bien apprécié par l’ensemble des populations. Aussi contrairement à ce que vous pensez, la campagne d’abattage de chiens errants continue. On a décidé d’arrêter momentanément à cause de la pluie. Et nous avons déjà fait des communiqués pour informer l’opinion guinéenne. Puisqu’il est fortement déconseillé de faire ce genre d’action pendant la saison des pluies. Cela est dû aux produits toxiques  utilisés, qui sont très dangereux à la santé humaine. Nous comptons donc reprendre cette campagne dès après la période pluviale. En tout cas, ce n’est pas une action de feu de paille ou une action de plus. Aujourd’hui, nous sommes sollicités dans toutes les préfectures et sous-préfectures du pays. Où cette maladie est en train de décimer les bétails des populations.

 

Vous avez procédé récemment à la pose de la 1ère pierre pour la construction d’un abattoir moderne dans la préfecture de Dubréka. Peut-on savoir les critères du choix de ce site hors de Conakry ?

Oui. Il faut savoir que le site  de Coléah ne peut plus contenir un abattoir à cause de l’augmentation démographique et l’occupation sociale et urbaine. C’était donc techniquement mieux que l’abattoir soit hors de la ville, c’est  la première raison.  La deuxième, est que c’est  là-bas où on a eu un site. Si vous voyez comment la viande est traitée dans nos abattoirs vous n’aurez pas envie de l’y consommer. C’était donc un défi pour moi de réussir ce projet. Nous nous  sommes attelés à mener des démarches sur  tous les  fronts  pour obtenir les financements. Ceci pour la réalisation de cet abattoir moderne et des   boucheries communales. Comme je le dis, il s’agit d’un  vieux  projet qui   date de très longtemps. Ainsi nous avons relancé la coopération brésilienne qui était bloquée. Mais il y a eu des obstacles au niveau du ministère des finances et de la Banque centrale. Qui ont estimé que les conditions posées par la société brésilienne dans le cadre d’un préfinancement étaient inacceptables. Ces conditions seraient contraires au principe qui lie la Guinée aux institutions de Breton Wood, notamment le FMI (Fond Monétaire International). Il faut dire que la société avait demandé une lettre de garantie, et les remboursements sur la base du taux libor. Il s’agissait donc d’un prêt non constitutionnel. Et à cause de cela, le ministère des finances et banque centrale n’ont pas accepté la proposition brésilienne. Or pour nous, toujours pour relever le défi, il fallait trouver des alternatives. Ainsi nous avons lancé de nouveau des appels d’offres et mené des contacts. Il y a eu donc d’autres propositions qui ont fait l’objet d’une consultation restreinte au niveau du ministère des finances qui, finalement a choisi la proposition de Gui-Co-Press qui était disante. Cela non seulement en termes de coût mais aussi en termes d’offres techniques. Par exemple dans la réalisation du projet Gui-Co-Press a prévu l’abattage de 500 bœufs par jour, alors qu’avec la société brésilienne c’est 200 bœufs par jour. Aussi le taux de remboursement se fera en francs guinéens, alors qu’avec les brésiliens c’est en devises. C’est donc pour toutes ces raisons que le ministère des finances qui seul habilité à engager l’Etat à signer le contrat avec la société Gui-Co-Press. Le coût du projet d’environs 60 milliards de francs guinéens pour une durée de réalisation de 18 mois. Nous estimons que la réalisation de cet abattoir évitera à la population de consommer de la viande de mauvaise qualité. Parce qu’il y a lieu de savoir aujourd’hui que 60% des maladies humaines sont d’origine  animale.  Ce qui permettra aux populations d’économiser les  milliards qu’elles  utilisent pour se soigner mais aussi à l’Etat d’orienter les milliards  qu’il dépense  dans le cadre de la santé, dans d’autres secteurs de croissance. Je tiens à préciser que le ministère de l’élevage n’ayant  pas de fonds disponible, on a donc fait recours à l’option de préfinancement. Le coût  total de  financement du projet est payé par les budgets de 2011 et de 2012. Ce n’est donc pas l’argent mobilisé  maintenant qu’on a donné à la  société Gui-Co-Press. C’est la société finance à hauteur de 50%, d’ici là, nous saurons dans le budget de 2011 qui va prendre le reste du coût.  Cette précision est importante, parce que, certains estiment que le contexte actuel n’était pas favorable au financement d’un tel projet. Ils pensaient que c’est de l’argent mobilisé immédiatement et remis à la société. Mais comme on l’a dit plus haut, le coût du projet est pris en charge dans les budgets de 2011-2012 de l’Etat. La réalisation de ce projet met aussi la Guinée sur le  même  niveau que certains qui ont des abattoirs qui remplissent des conditions d’hygiène et environnementales reconnues par  les organisations internationales de   la santé  animale.  Cet abattoir moderne aura tous les mécanismes de traitement des eaux usées des cornes, la peau animale. Il prendra aussi en charge l’installation électrique, d’eau, la construction de logements du transport de la viande dans des camions frigorifiques au neuf blocs de boucheries modernes, dans les cinq communes de Conakry et dans celle de Dubréka. Donc les  infrastructures qui vont être réalisées se substitueront carrément aux  infrastructures actuelles, qui ne  répondent plus  aux  critères d’abattoirs modernes. Et une fois finies, ne parlera plus des abattoirs  de Coléah de Matoto et de  Ratoma. Ils seront  supprimés et remplacés par de nouvelles  infrastructures.

 

 

Quelles sont les actions entreprises aujourd’hui pour améliorer la production animale ?

Il faut dire que nous avions mis en œuvre beaucoup d’actions importantes qui prennent en charge l’ensemble du secteur de l’élevage. Nous avons  réalisé des actions pour  renforcer  les capacités de production des éleveurs. Cela en prenant  en charge le traitement des bettes, la  recherche et la mis à disposition des  médicaments, notamment les  vaccins. Aujourd’hui, en collaboration avec la CONEG (Coordination Nationale des Eleveurs de Guinée) on n’a réussi à renforcer  les capacités de beaucoup  d’éleveurs. Et qui parviennent actuellement à  mieux traiter et commercialiser leur cheptel. On les a permis aujourd’hui de ne plus se déplacer au gré des saisons, et de s’installer à des  endroits précis. Grâce à cette sédentarisation, ils parviennent désormais à scolariser leurs enfants qui, dans un passé récent vivaient dans l’analphabétisme total. Aussi, la création d’une telle condition les a permis d’accroître leur revenu. Mais surtout, cela a permis d’éliminer les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs. Et comme vous devrez le savoir, ces conflits qui étaient parfois mortels obligeaient nos éleveurs d’immigrer da façon massive vers les pays limitrophes, transportant ainsi avec eux, le cheptel guinéen. Une triste réalité que nous avons pu corriger à travers les nombreux efforts et actions réalisés par mon équipe. Ce qui se révèle aujourd’hui par la satisfaction de nos éleveurs qui ont la chance d’avoir enfin un gouvernement qui est à leur écoute et qui prend en charge leurs problèmes. Donc, c’est une action qui se révéler efficace d’un partenariat fructueux public, privé, qu’on réussi à mettre en œuvre. Ce qui est aujourd’hui, beaucoup apprécié par nos partenaires, notamment les éleveurs.

 

M. le Ministre, tout comme  l’agriculture, l’élevage est un secteur non le  moindre dans le développement socio économique de notre pays. Quel est l’apport de ce secteur au budget national ?

Comme je les dis tantôt, l’élevage est un secteur porteur de croissance, qui contribue au PIB (Produit Intérieur Brut) du pays. Il contribue à la lutte contre la pauvreté et favorise la création d’emplois. C’est donc un secteur extrêmement important qui, s’il est valorisé va dynamiser l’économie nationale. De nos jours, il contribue dans le PIB de l’agriculteur à hauteur de 20% et 3,4% au PIB national. Ce qui dénote combien de fois, ce secteur est stratégique. C’est pourquoi il devrait bénéficier d’une attention soutenue de l’Etat et d’un appui important de nos partenaires au développement.

 

M. le Ministre, en votre qualité de leader politique et représentant du parti, NFD, vos mandants avaient menacé de vous retirer du gouvernement si jamais la date des élections n’était pas fixée au mois d’août. Cette date a été finalement fixée pour le 19 septembre prochain. Peut-on savoir pourquoi Mouctar n’a pas quitté la barque ?

C’est vrai, j’avais même dit, avant de prendre fonction au Ministère de l’élevage que quand j’estimerai que je n’arrivai pas à influencer positivement au sein du gouvernement pour la réussite de la transition qui passe nécessairement par un processus électoral réussi, j’allais démissionner. Parce que si nous avons accepté de prendre part à ce gouvernement, c’est pour contribuer à la réussite de la transition. Cela voudrait dire que si nous n’étions pas dans les conditions nous permettant d’accomplir notre mission, il était impératif que je démissionne. Et mon parti, NFD, l’a réitéré en disant que si on n’arrivait pas à fixer la date du 2ème tour dans les deux dernières semaines du mois d’août, sans aucune explication plausible et pertinente que la parti allait me retirer du gouvernement. Ce qui était tout à fait évident, c’est une décision du parti que je partage entièrement. Maintenant même la date n’a pas été fixée comme le parti l’avait souhaité, mais grâce à cette pression et à d’autres on a quand même réussi à amener les organisateurs de fixer une date. N’oublier pas qu’on avait commencé à délirer à propos de cette date. Parce que l’on avait commencé à parler du mois de décembre voire de 2011 pour organisation du second tour. Nous estimons donc que grâce à cette pression, les choses ont été accélérées. Ce qui est donc pour nous un motif de satisfaction. Puisque, nous estimons que la date du 19 septembre est acceptable. Cela dans la mesure où elle est consensuelle, car elle est issue d’un processus de concertation de l’ensemble des acteurs de la transition. On peut donc dire qu’elle est l’aboutissement d’une concertation inclusive et participative de l’ensemble des acteurs du pays. En dépit donc du contexte actuel et de certaines contraintes, nous pensons que la date du 19 septembre est acceptable.

 

Le Premier Ministre, Jean-Marie Doré, aurait introduit une proposition pour que le MATAP et la CENI soient chargés conjointement de l’organisation du second de l’élection. En tant que ministre de son gouvernement et homme politique quelle est votre opinion vis-à-vis de cette approche ?

D’abord, je dis que ce n’est pas une proposition du gouvernement, parce qu’elle n’est pas issue d’une discussion du conseil des ministres. Donc ce n’est pas une décision du gouvernement. Ce que je peux dire, notre le parti, N.F.D, est catégoriquement opposé à cette décision, si elle est vraie. Cela pour la simple raison que nous estimons ce n’est pas le moment n’est pas opportun pour changer les règles du jeu. Nous estimons qu’on a déjà fait un premier tour, ce n’est donc pas le moment de changer les règles du jeu. C’est comme dans un  match de foot ball, on ne peut  pas s’arrêter en cours de jeu pour demander qu’on change l’arbitre, à ce qu’on change les règles du jeu ou le terrain. Tout en sachant que l’arbitre n’était pas le meilleur et les règles aussi n’étaient pas les meilleures. Ce qui est important, c’est de savoir que nous étions tous d’accord d’aller sur la base d’un minimum consensuel. Et tout le monde savait qu’on ne peut pas avoir des élections parfaites, car nulle part au monde, on ne peut avoir des élections parfaites. Surtout la Guinée , qui vient de très loin et qui est soumise à beaucoup de contraintes. Donc pour nous, il faut laisser les règles du jeu telles qu’elles et aller au 2ème tour le 19 septembre. Afin que les guinéens élisent leur président et retrouvent l’ordre normal de la démocratie. Ceci pour permettre à notre pays de retrouver le concert des nations démocratiques.

 

Vous vous opposez donc à l’implication du MATAP dans le cadre de l’organisation du second tour ?

Il faut déjà rappeler que le MATAP est impliqué dans le processus électoral. Parce que le MLATAP apporte son appui technique à la CENI. Et mieux, on vient d’adopter une constitution qui confie l’organisation des élections à la CENI. Donc on ne peut pas, après avoir adopté cette constitution, la remettre en cause. Et d’ailleurs, la CENI a sollicité l’appui technique du MATAP qui, à cet effet, participe d’une façon ou d’une autre à l’organisation au processus électoral. Peut être, on aurait pu demander une co-organisation des élections entre la CENI et le MATAP. Mais, cela est un autre débat. Ce n’est donc pas le moment, à partir du  moment où processus électoral est déjà enclenché. Ce débat, à mon avis, ne doit être posé qu’après le 2ème tour. Je précise que je suis opposé pour le moment que les règles du jeu soient changées. Parce que, cela va participer à retarder le processus électoral et remettre en cause les acquis, qui risque d’occasionner d’autres dérives qui compromettrons les acquis de la transition.

 

Certains partis politiques mécontents de cette attitude du Premier Ministre, réclament aujourd’hui son départ. En tant que membre du gouvernement, que dites-vous ?

Ecoutez, pour l’instant, je n’ai pas d’informations sûres qui prouvent que le Premier Ministre a enclenché cette action. Et dans tous les cas, on n’en a pas discuté de cela au niveau du gouvernement. Ensuite, ceux qui demandent sa démission sont libres de le faire. Je pense que c’est leur droit à l’expression.

 

Et si l’on ne parvenait pas à respecter excédait la date du 19 septembre, quelle sera votre réaction ?

Il faut non seulement dire que cela n’est pas souhaitable et acceptable, mais si cela devrait malheureusement arriver, le parti NFD va prendre ses responsabilités.

Que voulez vous dire ?

Au moment venu le parti va communiquer là-dessus. Mais pour le moment, soyez sûrs que nous sommes à l’avant-garde du combat pour la démocratie. Et  pour rien au monde nous ne nous mettrons dans une logique de compromission, qui compromettra les acquis obtenus grâce au sacrifice humain de beaucoup de nos concitoyens. N’oubliez pas, avant qu’on arrive là, qu’il y a eu beaucoup de sacrifices, les gens ont donné leur vie pour que nous soyons là. Nous continuerons donc le combat jusqu’à l’instauration d’une véritable démocratie en Guinée.

 

A quelque semaines du second tour, la plupart des partis non candidats à la présidentielle se sont déjà ralliés  soit à L’UFDG de Cellou Daillo Diallo soit au RPG de Alpha Condé. De quel côté est votre parte, NFD ?

Il faut rappeler que suite à une large concertation entre les différentes instances du parti, on avait décidé de ne pas faire acte de candidature et d’observer une neutralité. Et également d’œuvrer pour la non violence et le respect du verdict des urnes à travers des actions citoyennes de sensibilisation. Mais actuellement, la majorité de nos bases (militants et sympathisants), demande qu’on revoie notre position. Cela en tenant compte du fait que le contexte a changé. C’est pourquoi, depuis quelques jours nous sommes en train de mener des concertations et des réflexions au niveau du parti. C’est donc très possible, dans les prochains jours que nous nous mettions dans la direction souhaitée par la majorité de nos militants et sympathisants pour prendre une position entre les deux candidats. Cela devra être décidé au cours d’une assemblée générale conforment aux principes de fonctionnement du parti. C’est dire que bientôt nous allons ouvrir des consultations avec les deux candidats. Nous allons ainsi voir sur la base de nos idéaux, de nos principes, de nos valeurs et ambitions lequel des deux candidats il faut soutenir pour ce second tour.

 

Quel est votre mot de la fin ?

J’exhorte à tous les guinéens de se mettre au dessus de certaines considérations, notamment ethniques et régionalistes. Et de fonder leur choix sur les programmes de société, les valeurs et principes véhiculés par les différents candidats. Pour que la Guinée sorte gagnante au cours de cette élection. Car il n’y a pas un guinéen de moins ou un guinéen de plus. Nous sommes tous des guinéens et nous avons un destin commun. Votons donc pour le meilleur candidat, celui qui sera en mesure avec son équipe d’œuvrer pour l’émergence d’une Guinée unie, paisible, démocratique et prospère. Je remercie aussi les médias pour le rôle très efficace qu’ils ne cessent de faire montre dans le cadre de la sensibilisation des citoyens pour la tenue d’une élection apaisée et réussie.

 

Source : L’Indépendant

 

 

 

 

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