Le locataire de la primature ne cessera point de surprendre par ses maladresses imputables moins à son ignorance des textes qu’à à sa volonté délibérée de foutre de la merde dans le pays avant de prendre la petite porte.
Nous avions écrit que l’homme est riche en tout sauf en personnalité et c’est là où le bât blesse. Une fois de plus, il vient d’en donner la preuve, à travers un autre abus digne d’un bleu en politique. Il s’est mis tout court au service du diable, en ayant la prétention de vouloir apporter des modifications à une Constitution à peine promulguée et qui aurait dû, tout de même, mérité quelque égard, surtout de la part d’un Premier ministre, lui-même coopté par simple accord.
C’est dommage que notre gouvernement soit représenté de cette façon peu honorable. Nous ignorons au service de quelle cause occulte Jean Marie transpire tant, mais nous ne nous trompons pas sur ses intentions malsaines de régénérer le passé dont on ne veut plus entendre parler. Et dire que c’est par le gouvernement dirigé par ce tripatouilleur de Constitution que la transition doit être gérée.
Si la nomination de Jean Marie Doré au poste de Premier ministre n’a pas été un événement, son départ risquera d’en être un, du fait du tollé que cela suscitera au niveau de la communauté nationale et internationale.
L’on ne saurait parler d’erreur mais de FAUTE LOURDE devant impliquer une sanction exemplaire, afin que, plus jamais, de telles prétentions ne puissent inspirer d’autres.
La question qui se pose, entre autres, est de savoir d’où est venue cette idée de tripatouiller, déjà, la Constitution et le Code électoral. Jean Marie ne serait-il qu’une simple caisse de résonance d’une volonté dictée ou, tout simplement le maître d’œuvre d’une initiative dont il avait cru tirer le maximum de profit, pour marquer son passage controversé à la primature ?
L’échec de la transition, c’est Jean Marie Doré et ce ne sont pas ses compagnons du gouvernement qui diront le contraire, même si la plupart d’entre ceux-ci, par leur silence sur les bavures de leur chef, se sont déjà rendus complices d’une cause qu’ils ne partageraient peut-être pas. C’est au CNT qu’il revient d’apprécier la démarche aveugle du premier ministre qui vient, par ses prétentions osées mettre en cause le sérieux du travail de cette institution. Le premier ministre entendrait retirer à la CENI ses prérogatives, tout au moins, les faire partager pleinement avec le Ministère de l’Administration du Territoire et des Affaires Politique – MATAP-.
Si cette première tentative réussissait, Jean Marie n’hésiterait pas à faire adopter, par simple avis du président intérimaire, d’autres projets en faveur de la prolongation de la période transitoire. Voilà le principal objectif en instance.
Ceux qui avaient demandé que la Constitution produite par le CNT soit soumise au référendum, afin de lui assurer une légitimité inviolable, n’avaient-il pas raison, puisque le recours au président de la république pour en modifier des articles devient un raccourci prisé par ‘’Paul’’ l’imprévisible ?
Il faut avorter le projet dans l’œuf, pour freiner les allures du vieux locataire de la Primature.
La petite porte lui est grandement ouverte. La Transition est décidément aux abois.
Source : hebdomadaire indépendant ‘’Le Défi’’ du lundi 23 août 2010