Révélations : « Les 56 procès verbaux ont été effectivement transmis à la cour suprême », soutient le directeur des opérations de la CENI

Jeudi, 19 Août 2010 13:07
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Path_DiengLe directeur des opérations de la commission électorale nationale indépendante, Pathé Dieng était  ce matin devant la presse pour parler du scrutin du 27 juin dernier.

 

Pour commencer, le conférencier a d’abord  parlé de la dérogation faite par son institution par rapport aux 14 jours qui devait séparer le premier du second tour. Ce, pour corriger les imperfections et des non des irrégularités car pour moi, il y a eu imperfections comme dans toute les élections au monde et non  pas des imperfections, soutient Dieng.

Et il y a quelques jours, note M.Dieng, les imperfections ont été relevées et une mission composée des cadres du ministère de l’administration du territoire et des affaires politiques, de la commission électorale nationale indépendante  et les représentants des deux candidats en lice pour le second tour (Alpha et Cellou) a été déployée sur le terrain dans une cellule technique d’action et de suivie, affirme Pathé Dieng.

Cette mission  qui travaille sur 13 axes  à travers tout le pays doit rentrer à Conakry le 22 août et le 13, la CENI reçois les  rapports de mission  et corriger les imperfections.  Ce, pour permettre à la CENI  au  second tour d’apporter  la correction nécessaire et l’établissement  de la liste d’émargement et de tous les autres documents à temps, note M.Dieng. Avant de décider là où il faut mettre des bureaux de vote ou réaménager

Par rapport aux relations entre CENI et MATAP, tout se passe bien depuis l’installation de la commission électorale nationale indépendante en 2007. Selon le conférencier, les deux institutions travaillent  dans une gestion concertée et dans la synergie d’action « je confirme ici haut et fort qu’il n y a pas de problème entre nous ».

Plus loin, M.Dieng affirme que la CENI a pris le processus de recensement des électeurs en cours de route. C’est l’opérateur français, la SAGEM qui a fait le découpage électoral. A ce jour, le pays compte 8 500 bureaux de vote et avec la croisée des listes biométriques et ceux qui détiennent les récépissés au nombre de 472 000 électeurs, les gens parlent de bourrages d’urnes, alors qu’il n y en a pas eu, affirme le conférencier qui reconnais par ailleurs que plus de 40 km séparait le domicile de certains citoyens de leur bureau de vote.  

Pour la suite des événements, Pathé Dieng soutient que de nos jours, on négocie le pouvoir avec les électeurs  mais pas par la fraude.

Parlant des procès verbaux disparus dont parle la cour suprême pour justifier l’annulation des voix des communes de Matam, Ratoma et des préfectures de Kankan, Mandiana et Lola, le directeur des opérations de la CENI, Pathé Dieng  est catégorique «  Les 56 procès verbaux des élections dont 38 de l’intérieur et 18 de l’extérieur ont été effectivement transmis à la cour suprême. Nous avons les copies originaux pour toute fin utile ».

Et justement à propos de cette révélation, nombreux sont des journalistes qui se sont interrogés sur la justesse de cette déclaration et pour cause. La cour suprême a proclamé les résultats définitifs du premier tour de la présidentielle le 20 juillet. Et depuis ce jour, c’est maintenant que M.Dieng apporte la contradiction. Décidemment, il y anguilles sous roche.

Almamy Kalla Conté

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