Alpha Condé devant la presse : « Notre combat n’est pas contre les peulhs mais nous combattons une mafia et un système mafieux qui veut s’accaparer du pays »

Mercredi, 11 Août 2010 15:41
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Alpha_conde_27Le candidat du RPG Alpha Condé a animé cet après midi une conférence de presse dans un réceptif hôtelier de la place en présence des 90 partis politiques  et 300 mouvements  qui soutiennent sa candidature au second tour de la présidentielle du 19 septembre.

 

Cette conférence était à l’initiative de l’alliance nationale pour le changement  que les promoteurs ont baptisé « alliance arc-en-ciel ».

Parlant du cas du président de l’UFR Sidya Touré, Alpha Condé affirme que ce dernier était contre tout le monde et ne voulais pas voir 70% des membres de son bureau politique national.  Avant d’ajouter « honnêtement, je ne voulais pas qu’il vienne avec nous, puisqu’il était contre tous et moi je suis un  rassembleur ». Pour le cas des ministres sous le régime défunt, Alpha estime qu’il est pour la rupture et la tolérance « une personne placée dans une situation et dans un système  peut ne pas travailler mais la même personne placée dans une autre position et dans un autre contexte, pourra bien se remettre en cause. Je suis convaincu que la Guinée ne se développera pas avec l’exclusion. C’est pourquoi je ne ferme la porte à personne  ». Sidya Touré  note Alpha est en contradiction avec sa base d’où le tollé général suscité par son ralliement « nous avons accepté tout ce que Sidya Touré avait demandé »,  affirme  M.Condé. Plus loin, Alpha soutient que le pays à besoin des hommes expérimentés et qui ont géré par le passé. « Je suis contre un système et non une personne ». Chemin faisant, le conférencier estime que la meilleure façon de combattre l’ethnocentrisme c’est de faire en sorte que les populations se reconnaissent en leur dirigeant ». Avant de déclarer « notre combat n’est pas contre les peulhs mais nous combattons une mafia et un système mafieux qui veut s’accaparer du pays». La Guinée doit être gouvernée au profil des guinéens.

Parlant toujours du cas de Sydya Touré, François Lounceny Fall a indiqué que c’est lui-même qui a mené les démarches auprès de son ami Sidya Touré avec qui il partage beaucoup de chose. « Honnêtement, le professeur Alpha Condé m’avait donné carte blanche et avait accepté toutes les offres faites par Sidya y compris le poste de PM, 35% des postes ministériels, d’ambassadeurs, présidence de l’assemblée nationale, préfets et gouverneurs.  C’est à mon grand étonnement que j’ai appris qu’il a signé de l’autre coté et je respecte son choix ». Pour preuve, Fall a indiqué que des documents écrits existent à cet effet pour ceux qui veulent la contradiction et que Sidya Touré ne dira pas le contraire.

Papa Koly Kourouma pour sa part a indiqué que son alliance avec Alpha Condé  s’explique d’abord par l’avis de sa base « C’est la Guinée forestière qui a soutenue sa candidature. Et c’est lui qui est capable d’apporter le changement.  Et quand  nous  lui avions posé la question sur le problème de la jeunesse, Alpha a répondu « Nous avons l’expertise, l’expérience et la sagesse mais nous avons besoins du dynamisme de la jeunesse pour le changement».

Le président du GPT,  Guinée pour tous, Ibrahima Kassory Fofana a noté qu’il ne croit pas à l’approche communautaire et avait dit en faveur de son entrée en politique que le repli identitaire est dangereux pour la Guinée de demain. « Et si vous voyez aujourd’hui que 90% des guinéens se sont rangés  d’un coté et 10% de l’autre c’est que tout au long de la campagne, les guinéens ont vu partout où le candidat de l’UFDG passe, les routes sont bloquées, boutiques et magasins sont fermés et ils se sont dit sans le pouvoir voila comment ils se comportent et une fois qu’ils ont le pouvoir comment ils vont faire ? ». Avant de préciser qu’il n’a jamais demandé le  poste de premier ministre encore moins de postes ministériels  au RPG mais qu’il est venu chez Alpha par conviction.

Parlant du taux obtenu par son adversaire, Alpha Condé soutient que plus de 4 millions d’électeurs inscrits, la cour suprême n’a retenu que 1million 700 000 voix. Ce qui ne fait même pas  45% des électeurs inscrits. Et les 43% ne font pas 18% des voix des électeurs inscrits. « Nous recommençons à zéro ».

Pour ce qui est des dysfonctionnements, Alpha a noté qu’une mission de la CENI est partie ce jour même à l’intérieur du pays pour corriger avec ses démembrements à la base le découpage électoral. Le système informatique de la CENI sera aussi corrigé ainsi que la représentativité des deux candidats au sein de la dite institution, les disfonctionnements corrigés  et les cartes d’électeurs photocopiées seront traquées. « Ce, dans l’intérêt de tous les candidats ».

Contrairement à ce que s’est passé au premier tour, les guinéens doivent choisir librement leur président et les gestionnaires des élections doivent respecter le verdict populaire, souligne Alpha. Avant d’ajouter « ceux qui ont pillé ce pays n’auront pas l’occasion de voler les élections aussi ». Nous passeront par tous les moyens pour  barrer la route afin de respecter le choix des guinéens y compris la rue, a conclut le conférencier du jour.

Almamy Kalla Conté

64 26 13 70

 

 

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