Deuxième tour de la présidentielle : Des alliances sur fond de réactions !

Samedi, 07 Août 2010 14:29
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Quelles soient contre-nature ou légitimes, les alliances auxquelles recourent les deux partis finalistes, pour le second tour de l’élection présidentielles, sont diversement appréciées.

 

Le RPG du Pr Alpha Condé a déjà été rejoint par une quinzaine de partis politiques, partageant la même vision. De son côté ; l’UfDG a, elle aussi été rejointe par des partis politiques estimant s’y retrouver, en termes de projet de société. Dans l’un comme dans l’autre camp, l’heure est plutôt aux remous, d’autant que les dernières alliances, en date, conclues par l’UFDG de Cellou Dalein, et, notamment, l’ex premier ministre Sidya Touré, candidat malheureux de l’UFR, Abe Sylla de la NGR et Solano du PUP, ont fait l’objet de vives contestations à la base de ces différents politiques.

Au point qu’aujourd’hui, l’on est en droit de se demander si les alliances qui se font de façon unilatérale par les leaders politiques, pourraient être bénéfiques pour les candidats qui les accueillent.

Surtout que, loin de prendre en compte les aspirations de leurs militants à la base, certains candidats malheureux en quête de strapontins, se livrent à un véritable marchandage, avant de signer des alliances, comme si la base politique sur laquelle ils se fondent, est un fonds de commerce dont ils peuvent disposer, en toutes circonstances, pour assouvir leur passion de se voir occuper un poste fût-il précaire.

Aujourd’hui, le constat est que la plupart des candidats malheureux ne maitrisent plus leurs militants. Autant dire qu’aucun  d’entre eux ne peut prétendre se faire suivre par ses militants, à la panurge.

Les réactions qui ont suivi la signature de l’alliance entre l’UFDG et l’UFR, notamment la défection de Briki Momo et les manifestations contenues   de citoyens ayant accordé leurs suffrages à Sidya Touré, devront servir de préavis à tout autre candidat qui se hasarderait à faire cavalier seul.

Comme quoi, les choses se corsent pour les futurs candidats aux alliances.

Sur le terrain, pourtant, les chosent se clarifient, au point que les deux camps adverses ne se feront plus d’illusions sur leurs forces et  leurs poids.

Seulement, il serait, de bien des points de vue, prudent d’aller droit vers les citoyens, plutôt que d’emprunter la voie confuse des alliances fondées sur des intérêts égoïstes.

Dans tous les cas, Sidya  n’aura pas perdu son temps à faire adopter par Cellou Dalein Diallo un contrat qui vaut son pesant d’or : 35% des postes de responsabilité au sein de l’hypothétique gouvernement de l’UFDG, en cas de victoire. En cas de défaite, c’est le rêve de la bergère pour le candidat malheureux de l’UFR. Un périlleux investissement !

Force nous est de reconnaître que les risques sont les mêmes autant pour les alliés de Cellou Dalein que pour ceux de Alpha Condé. Quoiqu’il en soit, c’est un seul candidat qui sortira vainqueur du second tour.

Source : « Le Défi »

ndourconcert
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