
Ce mardi matin, la commission nationale d’enquête indépendante a livré les résultats de son enquête sur les évènements du 28 septembre à la date du même nom.
Composée de 23 membres, les membres de cette commission sont issus de tous les corps socioprofessionnel de la société guinéenne: Magistrats, médecin, professeur de droit et autres de la société civile entre autres.
Le président de la dite commission Siriman Kouyaté a laissé entendre que la commission a pu interrogé 508 personnes. Au cours des investigations il s’est avéré que 58 personnes sont mortes le 28 septembre. Le lendemain, 5 autres personnes ont été tuées. Il y a eu selon la commission d’enquête au total 1480 blessés. Le cas d’agression sexuelle signalé est de 36 cas signalés.
Siriman Kouyaté rappelle pour la circonstance que sa commission s’est aussi penchée sur les préparatifs de la manifestation du 28 septembre. Du coup, selon les enquêteurs, le travail s’est déroulé avant, pendant et après les événements. Les faits indiquent le président de la commission, d’homicide volontaire, bastonnade, viol, pillage ont été orchestrés par les bérets rouges emmenés par l'ancien aide de camp du Capitaine Moussa Dadis Camara, Aboubacar Sidiki Diakité, alias Toumba.
Il précise que ces hommes en tenus ont tiré à balles réelles sur la foule. Avant d'ajouter que des armes blanches ont été utilisées aussi. Mais, l’orateur a mentionné que des personnes ont perdu la vie par bousculade, asphyxie. Des portés disparus il y a en eu aussi. Mais dit n’avoir découvert de charniers.
Mais dans le travail, tout n'a pas été rose pour la commission qui a eue des difficultés pour recueillir des informations. La plus part des citoyens n’avaient pas dit-on confiance en la commission. Les femmes par exemple avaient peur, honte de s’exprimer sur les viols subits. Les Organisations de défense des droits de l'homme et autres ONG qui ont enquête sur les évènements ont confisqué leurs données, les médecins par endroit ont refusé de s’exprimer sur le dossier sans l’accord de leurs patients, affirme Siriman Kouyaté.
Les responsabilités sont partagées quant au déroulement de ces évènements affirme Siriman Kouyaté. D’un côté l’Etat n’a pas joué son rôle de protecteur de l’autre, les organisateurs n’ont su canaliser leur militants, de l'autre.
Le ministre de la sécurité présidentielle, le général de brigade Mamadouba Toto Camara qui a représenté le président par intérim à la cérémonie a indiqué que jamais le peuple de Guinée n’a connu une telle horreur depuis son accession à la souveraineté nationale.Il a reclamé justice avant d'inviter toutes les sensibilités de notre société à s’accepter de se pardonner pour l’unité nationale. Ils demandent aux guinéens de ne plus être témoins des horreurs pareilles.
Saidou Dioubaté, membre de la commission d’enquête a indiqué que les coupables doivent répondre devant la justice pour éviter que de tels actes ne se reproduisent encore. Pour terminer, un fait et non des moindres à signaler c'est que nul part, le président du CNDD, le Capitaine Moussa Dadis Camara n’a été cité. Encore moins une quelconque reproche à son égard. Peut être qu'il n'était au courant de rien, qui sait.
Sadio Baldé
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